À Tunis, le Musée du Bardo rassemble en un seul lieu tout ce qui fait la richesse de la culture et de l’histoire de la Tunisie : palais beylical, mosaïques romaines gigantesques, trésors puniques, art islamique raffiné et expositions modernes. Si tu te demandes comment profiter au mieux d’une journée à Tunis sans courir partout, ce trésor culturel est probablement la meilleure réponse.
En quelques heures, tu peux remonter des millénaires, de Carthage à l’époque contemporaine, sans jamais quitter le même bâtiment. 🏛️
Ce lieu n’est pas seulement un musée d’archéologie parmi d’autres. C’est un condensé de patrimoine méditerranéen, installé dans un ancien palais où chaque salle raconte une époque différente.
Tu y trouves des expositions sur l’art ancien, mais aussi sur la vie de tous les jours : scènes de chasse, banquets, navigation, bijoux, maisons, religion, rituels… Tout ce qui permet de visualiser comment les gens vivaient vraiment. Pour un voyageur, c’est une visite idéale pour comprendre ce pays avant d’aller voir les sites antiques sur le terrain, comme Dougga, El Jem ou Carthage.
- ⭐ Incontournable à Tunis pour découvrir le patrimoine tunisien en une demi-journée
- 🧩 Collections uniques de mosaïques romaines, parmi les plus importantes au monde
- 🏺 Trésors puniques, romains, byzantins et islamiques présentés dans un ancien palais beylical
- 📱 Application de réalité augmentée et dispositifs tactiles pour une visite plus ludique
- ☕ Cafés, boutiques et soirées culturelles comme les Nuits du Bardo pendant le ramadan
Musée du Bardo : pourquoi ce trésor culturel est incontournable lors d’un séjour à Tunis
Quand tu prépares un voyage en Tunisie, il est facile de se concentrer sur les plages et les médinas et de laisser de côté les musées. Pourtant, le Musée du Bardo change vraiment la compréhension que tu peux avoir du pays.
Situé à quelques kilomètres seulement du centre de Tunis, il combine un ancien palais du XIXe siècle et l’un des plus grands ensembles de mosaïques romaines au monde. Tu as donc à la fois un lieu chargé d’histoire et un contenu exceptionnel.
Pour quelqu’un qui arrive à Tunis, ce musée sert un peu de clé de lecture. Les collections couvrent la période punique, l’époque romaine, le christianisme ancien, l’Islam et l’ère moderne.
Tu passes d’un panthéon à l’autre, d’une langue à l’autre, tout en restant dans une visite fluide. Cela t’aide ensuite à mieux lire les ruines et les villes que tu vas voir pendant le reste du voyage.
C’est particulièrement utile si tu n’es pas expert en archéologie, mais que tu veux quand même saisir l’essentiel sans te perdre dans des explications compliquées.
Beaucoup de voyageurs comparent ce musée à certaines grandes institutions européennes. Comme pour une visite du palais de la Bourse à Marseille, dont tu peux lire l’histoire et la visite détaillée, le Bardo permet lui aussi de lier architecture monumentale et découverte du passé.
Les salles aux plafonds décorés, les patios, les escaliers et les boiseries anciennes donnent l’impression d’entrer dans un décor vivant plutôt que dans un lieu figé.
Sur le plan pratique, c’est aussi une visite rassurante et confortable. Les principales salles sont bien signalées, la scénographie a été modernisée et les parcours sont pensés pour que tu puisses adapter ton temps sur place : visite rapide de 2 heures en suivant les pièces les plus connues, ou découverte plus approfondie en une bonne demi-journée.
Pour un premier séjour à Tunis, placer le Bardo tôt dans le programme est une bonne idée pour poser les bases.
Enfin, ce musée montre que la culture tunisienne ne se réduit pas à un seul héritage. Entre les vitrines puniques, les sculptures romaines, les bijoux traditionnels et les pages de Coran, tu vois à quel point ce territoire a toujours été un carrefour.
C’est cette accumulation de couches successives qui fait du Bardo un véritable trésor culturel, plus qu’un simple musée d’art ancien.
En résumé, si tu cherches un endroit qui donne du sens à ton voyage, le Bardo est l’étape qui éclaire le reste du séjour.
Comprendre l’architecture et l’ambiance du palais du Bardo
Le bâtiment lui-même vaut le déplacement. Le Musée National du Bardo occupe un ancien palais beylical du XIXe siècle, c’est-à-dire une résidence des anciens souverains de Tunis.
Avant même d’observer les vitrines, tu remarques les plafonds en bois peint, les colonnes, les arcades et les faïences qui décorent les murs. Cette enveloppe architecturale donne à la visite un caractère très différent d’un musée moderne et neutre.
En avançant d’une salle à l’autre, tu passes d’espaces historiques transformés en galeries à des extensions plus récentes pensées pour accueillir les grandes expositions. Ce contraste entre ancien et moderne rappelle certains musées européens où l’on a ajouté des ailes contemporaines à des bâtiments classiques.
Ce mélange fonctionne bien au Bardo, car il permet de mettre en valeur des pièces monumentales, comme les gigantesques mosaïques du sol au plafond.
L’ambiance générale est plutôt calme, même en haute saison. Les heures semblent passer très vite, surtout si tu aimes t’arrêter devant les détails.
Il n’est pas rare que les visiteurs passent facilement trois heures sans s’en rendre compte. Un peu comme lorsqu’on se perd devant une grande fresque urbaine, à l’image de la célèbre fresque des Lyonnais, ici ce sont les scènes antiques qui retiennent l’attention et invitent à chercher le moindre petit personnage caché dans la pierre.
Pour profiter pleinement du lieu sans te laisser submerger, le plus efficace est de choisir à l’avance deux ou trois grands thèmes à suivre : les croyances, la vie quotidienne, et l’art islamique par exemple. Tu peux ensuite revenir sur certaines salles si tu as encore du temps.
Cette approche rend la visite plus claire, surtout si tu voyages en famille ou si tu n’as pas l’habitude des grands musées.
Ce mélange de palais historique et de musée moderne fait du Bardo un endroit où l’on reste volontiers longtemps, même si on n’est pas passionné par toutes les périodes. C’est cette atmosphère particulière qui donne envie de recommander ce musée aux voyageurs de tous profils.
Collections majeures du Musée du Bardo : mosaïques, trésors puniques et art islamique
Les collections du Musée du Bardo couvrent une grande partie de l’histoire de la Méditerranée. Pour ne pas te perdre, il est utile de repérer les ensembles à ne surtout pas manquer.
Parmi eux, les salles de mosaïques romaines, le département punique et le département islamique sont les plus marquants. Chacun montre un visage différent de la culture tunisienne, depuis les cultes carthaginois jusqu’aux manuscrits coraniques, en passant par la vie quotidienne à l’époque romaine.
Les salles consacrées aux mosaïques sont sans doute le point fort le plus connu du musée. Elles rassemblent des pavements retrouvés dans des villas et des bâtiments publics de tout le pays, déplacés ici pour être protégés et restaurés.
L’échelle est impressionnante : certaines pièces couvrent des murs entiers. Tu peux t’approcher pour voir la finesse des tesselles, ces petits cubes de pierre qui composent les images, mais aussi prendre du recul pour comprendre la scène globale.
Les thèmes abordés sont très variés : mythologie, saisons, calendrier, astrologie, vie rurale, pêche, commerce maritime, sport et loisirs, superstitions… Une mosaïque peut par exemple représenter une grande scène de chasse aux fauves, quand une autre montre des bateaux, un port et toute une activité commerciale. Ce sont de vraies fenêtres sur la vie du passé, bien plus parlantes que des textes abstraits.
Autre point clé : le département punique, consacré à Carthage et aux cultures antérieures à la conquête romaine. Tu y trouves des ex-voto dédiés à Baal Hammon et Tanit, des objets de culte, des stèles, mais aussi des éléments plus quotidiens.
Ces pièces montrent un volet du patrimoine tunisien parfois moins connu du grand public, souvent éclipsé par la période romaine. Pourtant, il s’agit là d’un moment central pour comprendre le rôle de la Tunisie dans les échanges en Méditerranée.
Le département islamique, quant à lui, met en valeur une autre facette de l’art ancien et médiéval. Il est surtout connu pour les fameux feuillets du Coran bleu et du Coran de la nourrice (Hadhina).
Tu y vois aussi de la céramique issue de centres comme Raqqada ou Qallaline, utilisée aussi bien pour le décor que pour la vaisselle. Ces objets rappellent que le raffinement artistique ne se limite pas aux temps antiques, mais se poursuit dans les périodes plus récentes.
La visite des collections principales permet donc de tisser un fil continu entre des périodes très différentes. Tu passes des dieux carthaginois aux divinités gréco-romaines représentées sur les mosaïques, puis aux premiers symboles chrétiens et enfin à l’art islamique.
Pour un voyageur curieux, c’est une façon simple de voir comment les cultures s’enchaînent et se répondent sur un même territoire.
Le Trésor de Mahdia et les trouvailles sous-marines : l’archéologie autrement
Parmi les parties les plus fascinantes pour les amateurs d’archéologie, le département consacré aux fouilles sous-marines et au « Trésor de Mahdia » mérite un arrêt attentif. Il s’agit d’objets issus d’une épave retrouvée au large de Mahdia, datés de l’époque hellénistique.
On y voit des éléments en bronze, en marbre ou en bois, dont des bustes de divinités grecques et une statue en bronze de l’Agôn.
Ce qui frappe ici, c’est le lien direct avec le commerce antique en Méditerranée. Les pièces exposées rappellent qu’à l’époque, les navires transportaient non seulement des marchandises de base, mais aussi des œuvres et des commandes artistiques.
Cela permet d’imaginer le trajet du bateau, les ports où il devait s’arrêter, les commanditaires… et de comprendre que le littoral tunisien était un passage stratégique.
Pour un voyageur qui s’intéresse à l’archéologie sous-marine, cette salle montre aussi comment les techniques de fouilles ont permis de sauver ces objets au début du XXe siècle. C’est un bon complément si tu as déjà visité d’autres musées présentant des épaves ou des cargaisons antiques en Méditerranée.
On retrouve un peu la même impression que lorsque l’on étudie les mouvements de peuples marins comme les Vikings, dont tu peux approfondir les origines et l’histoire à travers d’autres ressources : les échanges, les routes et les navires sont au cœur de la compréhension du monde antique.
Cette partie du Bardo montre que le musée ne se contente pas de présenter des objets figés, mais qu’il raconte aussi la manière dont ils ont été découverts, remontés et restaurés. C’est un bon rappel que derrière chaque vitrine, il y a des campagnes de fouilles, des archéologues, des plongeurs et des restaurateurs qui travaillent sur le long terme.
En sortant de cette salle, tu regardes probablement la mer tunisienne d’un autre œil. Tu réalises qu’au-delà des plages actuelles, des dizaines d’épaves anciennes restent parfois encore à découvrir.
Pour une visite au Bardo, ce département ajoute donc une dimension supplémentaire : comprendre non seulement les objets, mais aussi les méthodes et les aventures humaines qui les ont ramenés à la surface.
Les trésors du département des Trésors : zodiaque, Virgile, monnaies et bijoux
Le département des Trésors du Musée du Bardo a rouvert après plusieurs années de travaux, avec une nouvelle scénographie et un soin particulier apporté à la mise en valeur des pièces les plus exceptionnelles. Pour un visiteur, c’est l’endroit où se concentrent certaines œuvres phares souvent citées dans les guides : la mosaïque du zodiaque, le célèbre portrait de Virgile entouré de deux Muses, mais aussi des trésors monétaires, des bijoux et des objets rares.
La mosaïque du zodiaque, provenant de Bir Chana dans la région de Zaghouan, a été restaurée et bénéficie désormais d’une présentation qui met en avant la finesse de son dessin. Elle représente les douze signes du zodiaque et les sept jours de la semaine, dans une composition qui mélange symboles astrologiques et organisation du temps.
C’est le genre de pièce qui parle immédiatement, même aux visiteurs peu familiers avec les codes de l’Antiquité, car on y retrouve des références encore présentes aujourd’hui.
Juste à côté, la mosaïque du poète Virgile et des deux Muses a retrouvé son emplacement d’origine. Elle montre l’écrivain romain entouré de deux figures féminines symbolisant l’inspiration.
Cette œuvre est devenue une sorte d’icône du musée, souvent utilisée sur les supports de communication. En la voyant en vrai, tu peux apprécier la précision du visage, des plis des vêtements et du regard, qui donne presque l’impression d’un portrait contemporain malgré les siècles.
Le département des Trésors comprend aussi deux nouvelles salles, ajoutées pour présenter des ensembles rarement visibles auparavant. Dans la première, le trésor monétaire de Thysdrus (El Jem), d’époque romaine, est exposé aux côtés d’objets juifs, dont deux clés de la plus ancienne synagogue découverte en Tunisie, celle de Naro (Hammam Lif).
On trouve aussi une vitrine consacrée aux décorations beylicales et le portrait d’Ali Bey, fondateur du musée. Cet ensemble permet de relier l’histoire antique, médiévale et moderne autour d’objets de prestige.
La deuxième salle est dédiée aux bijoux puniques et romains, ainsi qu’aux coiffes féminines brodées de fils d’argent ou d’or, de perles et de pierres précieuses ou semi-précieuses. Elles proviennent de différentes régions de Tunisie et montrent la diversité des traditions vestimentaires.
Cette partie de la visite plaît généralement beaucoup, car elle est très visuelle et rapproche les visiteurs de la vie quotidienne et des goûts esthétiques des époques passées.
Dans d’autres salles de ce département, tu verras aussi une cuirasse punique (dite d’Hannibal) découverte à Ksour Essef, un bas-relief aux Ménades en pleine danse, une statuette de Bacchus enfant et des bas-reliefs de femmes athlètes issus du site de Dougga. Ces œuvres mettent en lumière les liens entre le monde tunisien et les univers grec et romain, tout en montrant le niveau de maîtrise technique atteint par les artistes de l’époque.
Une nouvelle salle doit encore accueillir un trésor découvert à Chimtou, dans le nord-ouest de la Tunisie. Il s’agit d’un ensemble de 1647 pièces en or et une en argent trempé dans l’or, pour un poids total d’environ 7,2 kilos.
Même si tous les détails de la présentation peuvent évoluer avec le temps, on sait déjà que ce sera l’une des attractions majeures pour les amateurs de numismatique et d’art ancien.
Ce département des Trésors condense ce que le Bardo a de plus spectaculaire. C’est aussi un bon rappel de l’importance du musée au niveau international, puisqu’il conserve des pièces souvent citées dans les ouvrages d’archéologie et d’histoire de la Méditerranée.
Tableau récapitulatif des pièces emblématiques à voir absolument
Pour t’aider à organiser ta visite autour des incontournables, voici un tableau qui résume les pièces majeures à repérer rapidement une fois sur place. 📋
| 🌟 Pièce emblématique | 🏛️ Département / salle | 📌 Pourquoi la voir absolument |
|---|---|---|
| Mosaïque du zodiaque ♈♉♊ | Département des Trésors | Représentation rare des 12 signes et des jours de la semaine, lien direct entre croyances anciennes et repères actuels. |
| Mosaïque de Virgile et des deux Muses 📜 | Département des Trésors | Icône du musée, qualité de portrait exceptionnelle, parfait pour comprendre l’importance de la littérature à l’époque romaine. |
| Trésor monétaire de Thysdrus 💰 | Nouvelle salle des Trésors | Montre la richesse d’El Jem et le rôle économique de la région à l’époque romaine. |
| Cuirasse punique dite d’Hannibal 🛡️ | Département des Trésors | Pièce rare associée à la puissance militaire carthaginoise, parfaite pour visualiser l’armement antique. |
| Bijoux puniques et romains 💎 | Salle des bijoux et coiffes | Permet de découvrir la finesse des parures et les différences de style entre époques et régions tunisiennes. |
En gardant ce tableau en tête, tu peux structurer ta visite autour de quelques arrêts clés et ajuster ensuite selon le temps dont tu disposes.
Infos pratiques pour visiter le Musée du Bardo : organisation, budget et conseils
Pour profiter pleinement du Musée du Bardo, un peu d’organisation avant la visite fait gagner du temps et évite le stress sur place. La première question à te poser concerne le moment de la journée.
L’idéal est de venir le matin ou en tout début d’après-midi, pour éviter les groupes scolaires nombreux en milieu de journée et pour avoir le temps de souffler dans les cafés du musée si besoin. 🕒
Niveau transport, le Bardo se trouve à environ quatre kilomètres du centre de Tunis. En taxi, le trajet est généralement rapide mais peut être ralenti par le trafic aux heures de pointe.
Beaucoup de voyageurs choisissent de coupler la visite avec un passage dans la médina ou dans le centre moderne de Tunis, pour optimiser la journée. Si tu prévois de louer une voiture pour explorer d’autres régions du pays, les mêmes réflexes que pour une location de voiture dans une ville européenne s’appliquent : choisir un loueur fiable, vérifier les assurances et prévoir le stationnement à Tunis.
Le budget de la visite reste généralement raisonnable comparé à d’autres grands musées internationaux. Selon les périodes et les éventuelles expositions temporaires, le tarif peut varier, mais il reste accessible pour une famille ou un couple en voyage.
Pour obtenir les informations exactes sur les billets, les réductions et les horaires actualisés, le plus simple est de vérifier les données officielles avant de partir, car les horaires peuvent s’adapter aux saisons ou aux événements spéciaux.
Sur place, tu trouveras un point de vente d’ouvrages et de produits dérivés, trois boutiques d’artisanat et deux cafés : l’un en mezzanine, l’autre dans le jardin andalou. Ces pauses sont très utiles si tu voyages avec des enfants ou si tu veux simplement décompresser entre deux grandes salles de mosaïques.
Le jardin andalou offre un cadre particulièrement agréable pour faire le point sur ce que tu as vu et décider des sections à privilégier pour la suite.
Pour t’aider à organiser la visite, voici une petite liste récapitulative. ✅
- 🕒 Prévois au minimum 2 à 3 heures sur place, voire une demi-journée si tu veux tout voir à ton rythme.
- 🚕 Anticipe le trajet depuis Tunis centre (taxi ou véhicule avec chauffeur) et évite les heures de pointe.
- 💸 Garde un budget pour les billets, un café sur place et éventuellement un souvenir dans les boutiques.
- 📱 Télécharge si possible l’application de visite avant d’arriver pour gagner du temps.
- 🥤 Pense à une petite bouteille d’eau, surtout en été : même à l’intérieur, on se déplace beaucoup.
Un dernier point à prendre en compte : les périodes de forte affluence touristique. Comme pour les musées des villes les plus visitées au monde, l’arrivée de groupes peut rendre certains espaces plus chargés.
Pour garder un bon confort de visite, tu peux adopter une stratégie souple : commencer par les grandes pièces emblématiques, puis t’adapter en fonction du flux, en basculant vers des salles plus calmes si besoin.
Avec ces repères en tête, la visite du Bardo se prépare facilement et devient un moment fluide dans ton séjour, plutôt qu’un bloc stressant à caser dans un planning déjà chargé.
Services numériques, accessibilité et expérience sur place
Le Musée du Bardo a investi dans plusieurs outils modernes pour rendre la visite plus interactive. L’application de réalité augmentée « Bardo UP » est disponible sur smartphone et tablette via les stores habituels.
Elle permet de visualiser certaines pièces dans leur contexte d’origine, d’afficher des informations complémentaires ou de proposer des parcours thématiques. Pour un voyageur qui aime préparer sa visite à l’avance, c’est un bon moyen de cibler les sections prioritaires.
Le musée propose aussi des objets imprimés par laser, reproduisant des mosaïques et des sculptures, spécialement conçus pour les visiteurs aveugles ou malvoyants. Ces supports tactiles montrent que l’accessibilité fait partie des priorités, au-delà d’une simple adaptation minimale.
Si tu voyages avec quelqu’un ayant un handicap visuel, ces dispositifs peuvent changer complètement l’expérience et rendre la découverte beaucoup plus concrète.
Concernant les services généraux, la présence de cafés, de toilettes et de zones de repos rend la visite gérable même pour les personnes ayant du mal à rester longtemps debout. Les parcours sont globalement bien fléchés, avec des panneaux clairs.
Pour une expérience optimale, il est toutefois recommandé de garder un plan du musée, papier ou numérique, afin de ne pas passer à côté d’un département important sans t’en rendre compte.
En résumé, le Bardo ne se contente pas de conserver un patrimoine exceptionnel, il cherche aussi à l’expliquer et à le rendre accessible à différents types de publics, ce qui en fait une visite adaptée autant aux passionnés d’archéologie qu’aux voyageurs occasionnels.
Animations, Nuits du Bardo et conseils pour combiner la visite avec le reste de ton voyage
Au-delà de la visite classique, le Musée du Bardo s’anime aussi à travers des événements ponctuels, dont les Nuits du Bardo. Depuis plusieurs années, pendant le mois de ramadan, le musée organise trois à quatre soirées avec des artistes et des troupes tunisiennes.
Ces nuits permettent de découvrir les collections dans une ambiance différente, souvent plus festive, avec de la musique, parfois du théâtre ou des performances, et un public plus local.
Si ton voyage coïncide avec cette période, cela peut valoir la peine d’adapter ton planning pour vivre le musée en nocturne. L’atmosphère est alors très différente de la journée : lumière douce, public mélangé, expérience plus sensorielle. C’est l’occasion de voir comment ce trésor culturel est aussi un lieu de vie pour les habitants et pas seulement un espace pour touristes.
Pour intégrer efficacement le Bardo dans ton itinéraire, le mieux est souvent de le placer en début de séjour, surtout si tu prévois de visiter ensuite des sites antiques comme Carthage, Dougga ou El Jem. Ce que tu vois au musée, mosaïques, sculptures, objets du quotidien, te permettra de mieux décoder ce que tu observes sur les sites en plein air.
Les grandes chasses aux fauves ou les scènes de vie rurale exposées au Bardo prennent tout leur sens quand tu te retrouves ensuite face aux ruines des villas où elles étaient installées.
Une bonne stratégie consiste à combiner la visite avec une journée complète à Tunis : matinée au Bardo, après-midi dans la médina ou dans le centre-ville, ou l’inverse selon les horaires. Tu peux aussi l’insérer dans un circuit organisé plus large en Tunisie.
Si tu passes par une agence ou un voyagiste, il peut être intéressant de comparer les offres comme tu le ferais avec un comparatif de voyagistes pour trouver l’itinéraire qui intègre le musée de la façon la plus cohérente.
La visite du Bardo peut également convenir aux familles, à condition de l’adapter. Les enfants apprécient souvent les grandes images des mosaïques, les animaux représentés, les bateaux, les scènes de chasse ou de jeux.
Pour maintenir leur attention, tu peux préparer un petit « jeu de piste » maison : chercher un lion, un poisson, un dieu avec des ailes, un personnage qui tient une lyre, etc. Les nouvelles technologies proposées par le musée peuvent aussi aider à rendre la visite plus interactive pour eux. 🎯
Enfin, si tu voyages en Tunisie dans une optique plus culturelle que balnéaire, le Bardo peut servir de fil conducteur. En commençant par ce musée, tu obtiens un aperçu global des périodes clés.
Ensuite, chaque étape de ton séjour, de la côte aux régions intérieures, prend une dimension supplémentaire, car tu reconnais des motifs, des styles, des références religieuses ou symboliques déjà vus au musée.
De cette façon, la visite du Bardo ne reste pas un moment isolé, mais s’intègre dans ton voyage comme une base solide pour tout ce que tu vas découvrir ensuite dans le pays.
Combien de temps faut-il prévoir pour visiter le Musée du Bardo ?
Prévoyez au minimum 2 heures pour voir les pièces majeures comme les grandes mosaïques et le département des Trésors. Pour une visite plus complète et sans se presser, une demi-journée est idéale.
Le Musée du Bardo convient-il aux enfants ?
Oui, les grandes mosaïques, les animaux représentés, les bateaux et les bijoux plaisent souvent beaucoup aux enfants. Il est recommandé de préparer un petit jeu d’observation ou d’utiliser les outils numériques du musée pour rendre la visite plus ludique.
Faut-il réserver à l’avance pour visiter le Musée du Bardo ?
En règle générale, la réservation n’est pas obligatoire pour une visite individuelle. Toutefois, en haute saison ou lors d’événements spéciaux comme les Nuits du Bardo, il est conseillé de vérifier les modalités d’accès et les éventuelles réservations recommandées.
Quels sont les incontournables à voir au Musée du Bardo ?
Les incontournables incluent la collection de mosaïques romaines, la mosaïque du zodiaque, la mosaïque de Virgile et des deux Muses, le Trésor de Mahdia, les ex-voto puniques, les bijoux puniques et romains, ainsi que les feuillets du Coran bleu dans le département islamique.
Le Musée du Bardo est-il facilement accessible depuis le centre de Tunis ?
Oui, le musée se trouve à environ 4 km du centre de Tunis. Le taxi est le moyen le plus simple et rapide, à condition d’éviter les heures de grande circulation. Certains circuits organisés incluent également le transport jusqu’au musée.




